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Palestine 4: Voyage par Damas 1

Classé dans : Non classé — 25 avril, 2010 @ 20:30

http://www.dailymotion.com/video/xd3hcqPalestine 4 : Damas 1.

Après ce premier voyage en Palestine, mes collègues jeunes professeurs, dans la coopération ne pensent plus qu’à retourner au plus vite en Palestine et à Jérusalem. Pâques approchent,  nous somment  une douzaine à prétendre à ce voyage. Le directeur du collège, n’a retenu que 10 places d’hébergement chez les sœurs à la crèche de Bethléem, comme l’an dernier. Deux d’entre nous doivent renoncer à ce voyage.

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Dans un premier temps je me sacrifie et laisse la place à un  plus jeune arrivant au collège. Mais au bout de quelques  jours,  plus la date du départ  approche,  et plus je regrette la décision de renoncer à ce voyage unique.  Je change d’avis, et je me dis que je suis bien bête de me sacrifier ainsi. J’insiste alors près du directeur pou qu’il  laisse partir seul. Je l’assure que je vais me débrouiller par mes propres moyens. Ce qu’il met en doute et persiste dans son refus.

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Deux jours avant le départ « Amou » (ce qui veut dire oncle en Arabe), un frère lazariste  originaire de Damas,  m’assure qu’il va se débrouiller pour me faciliter le  voyage en voiture par Damas. Un autre frère lazariste, le frère Louis me trouve un hébergement chez les sœurs à Béthanie, près  de Jérusalem.

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Plus qu’un  jour  avant le départ,  le directeur du collège est inquiet  à mon  sujet alors que tous mes compagnons vont prendre l’avion. Je cours d’après lui,  des risques aux frontières  entre  la Syrie  et la Jordanie. La Syrie en effet fait parti à cette époque de la « république arabe unie » du colonel Nasser l’Égyptien. Les Français sont aussi  mal vus à Damas.  Il va falloir passer incognito dans ce pays.

De mon côté et je ne suis pas mécontent de courir le risque de partir en taxi par la Syrie. L’aventure n’effraie pas l’inconscient  que je suis à l’époque.

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Amou,  le frère de Damas me reçoit chaleureusement dans sa famille dans cette ville. Je me sens facilement à l’aise dans  cette famille car je connais déjà 3 de ses  neveux inscrits au collège du Liban,  où j’enseigne. C’est avec plaisir qu’il  me fait visiter la célèbre mosquée des Omeyyades.  Il m’introduit  dans les vieux quartiers de cette ville de Damas où circulent des soldats en armes. Il m’entraine  aussi près des  vieilles murailles de la ville, en particulier celle ou   saint Paul, alors   indésirable dans cette cité,  se serait échappé, descendu  dans un panier.

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Le lendemain c’est le jour du départ je rejoins le  taxi  que le frère Amou  a  retenu. Il  doit me conduire à Amman en Jordanie. Quatre ou cinq  Heures de voyage sont nécessaire,  dans une zone de désert  du Néguev.  Le taxi  est plein  à craquer sur cette route peu fréquentée alors. Six  syriens  et une Américaine ont pris place  avec moi.  Je suis habillé en abouna  (prêtre  libanais. j’ai enfilé  en effet une soutane noire qui inspire leur le respect.

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La route est longue et poussiéreuse sous ce soleil de plomb. La conversation est joyeuse en anglais bien sûr.  Je comprends très bien l’anglais de mes amis arabes, mais  pas du tout le langage dans cette langue  de l’Américaine. Je ne cesse de lui répéter  en anglais : « parlez lentement s’il vous plait. »

 . Nous fraternisons tous cependant au point de partager tous ensemble un pique-nique dans le taxi. Il faut  ouvrir  les portes sur le bord de cette route  déserte avec cette  fournaise ambiante.

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À 17 heures,  nous arrivons à  Amman, capitale de la Jordanie. Je trouve sans peine un autre taxi pour Jérusalem.  Il franchit le Jourdain. J’aperçois au  loin la mer Morte et je pense bien revenir en ces lieux pour une visite plus approfondie.

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  Le chauffeur de taxi me  rassure il m’a dit qu’il va s’arrêter à Béthanie en passant ou je dois me rendre.  Tout va bien pour moi je suis tiré d’affaire.  Les sœurs de Saint-Vincent de Paul me réservent un accueil chaleureux ce soir là.

Le lendemain je vais de suite faire une grande surprise à mes collègues qui sont hébergés chez les sœurs de Bethléem.

« Comment as-tu fait pour venir et en plus en voiture et par Damas. Où loges-tu ?

Bref je ne suis pas peu fier  de mon aventure qui me semble un jeu d’enfant.  Mais je ne  me doute pas   alors que cette escapade,  n’a pas fini de me ménager des surprises

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