Au Moyen Orient en 1960

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Archive pour mars, 2010

Voyage en Palestine en 1960: Jérusalem 1

Posté : 31 mars, 2010 @ 5:42 dans voyage | Pas de commentaires »

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La vidéo = lecture du texte suivant: Jérusalem.1  Le lendemain de notre arrivée c’est le dimanche des Rameaux. Le jour est donc tout indiqué pour se rendre au mont des oliviers et à  Jérusalem.  Pour une partie de notre groupe, c’est la première fois. Certains en effet sont déjà venus l’année dernière. Fort de leur connaissance des lieux, acquise  près d’un lazariste résidant à Bethléem, ils vont être les meilleurs des guides…  jerus011.jpgToujours est-il qu’avec leurs commentaires, j’ai tout à coup retrouvé le pays familier sortie de mon imagination d’enfant. Je me sens  beaucoup plus à  l’aise avec mes souvenirs  dans les rues  de la vieille  ville de Jérusalem et sur le mont des Oliviers, que dans les autres lieux saints. Les murailles des croisés entourant la ville ressemblent  tout à fait, aux images  de mon enfance. Les petites rues que je parcours, sont aussi ressemblantes à celles du livre d’histoire sainte à l’école de Chauché. Mais ces dessins des livres scolaires reflètent –ils une image fidèle de la réalité historique ?  Sans doute non…  Une partie du mont des Oliviers, qui est en réalité une grande colline, est transformé en un grand cimetière Juif. jerus041.jpg C’est une surprise de voir toutes ces tombes. Les anciens de notre groupe expliquent que les juifs voulaient être enterrés là, au plus prés de la colline sacrée. Au cour des siècles, ils ont enterré leurs morts près des ruines du temple de Salomon. Par la suite, ces tombes ont été profanées ou endommagées plus ou moins gravement par certains fanatiques palestiniens ou autres. Une centaine de mètres  plus loin, séparé par la route, nous rejoignons un champ d’oliviers. Les frères franciscains nous reçoivent. C’est le jardin des oliviers.      A la recherche de reliques très ancienne du temps de Jésus, dans ce jardin, notre marche s’arrête devant un très vieil olivier. Il a  plus de 2000 ans nous dit le franciscain. Il était sans doute déjà là,  dans le jardin des oliviers de l’évangile. Tout petit et tout jeune arbre, il était sans doute déjà planté à cet endroit la dernière nuit de prière de Jésus, avant son arrestation par les soldats romains.    jerus061.jpgLe frère se contente de nous lire un passage du récit de la nuit de la passion. Et l’imagination fait le reste.   Les petits sentiers descendent vers la vallée du petit torrent du Cédron. Ils rejoignent les murailles de  la ville. Ils remontent  vers le temple et le cénacle lieu du repas de la cène. Par une grande porte dans la muraille de fortification, nous entrons à pieds dans les petites  rues de la vieille ville arabe de Jérusalem. La rue est vivante. Des soldats jordaniens en assurent la sécurité. Il y a des boutiques, mais à ma grande surprise, pas plus que dans les rue de Beyrouth au Liban, de Damas en Syrie ou d’Amman en Jordanie.   jerus262.jpgLe pèlerinage dans Jérusalem a duré plusieurs jours de cette semaine sainte de l’année 1960. Le Jeudi je crois me souvenir que ce fut la visite d’une découverte récente alors de l’Antonia. jerus131.jpg La Forteresse Antonia était une vaste caserne militaire située à Jérusalem, construite par Hérode le Grand sur le site d’une ancienne citadelle hasmonéenne. La forteresse a été construite sur la partie extrême occidentale des grands remparts de la ville (le deuxième), au nord-est de la ville, près du Temple et de la Piscine de Bethesda. La forteresse prit le nom d’Antoine, protecteur d’Hérode au début de son règne. Palais et résidence royale, Hérode y séjourna probablement avant de décider d’édifier un autre palais, de l’autre côté de la cité. Il fit ce choix car il avait réalisé que ce monument qui dominait le Temple pouvait représenter une gêne pour la vie de la classe sacerdotale. Aussi il voulut, par ce transfert de lieu de pouvoir, se concilier l’élite religieuse des Juifs. On pense que la Forteresse Antonia est devenue plus tard le lieu du Prétoire. Il s’agit aussi probablement de l’endroit où Jésus a été présenté devant Ponce-Pilate.« Cette visite me dit un de mes collègues d’alors, éveille en moi deux pensées. Tout d’abord l’authenticité de ces dalles de pierre datées de l’époque du christ grâce aux fouilles  récentes  et aux découvertes,  me touche. Car elles me font revivre l’évangile du jugement de Pilate. La situation de l’Antonia près de cette grande esplanade du temple m’explique plus précisément le scénario de ces évènements. » palje0021.bmp C’est de cet endroit que le Vendredi notre groupe de jeunes pèlerins enseignants au Liban prend le départ du chemin de croix. C’est dans les rues de la vieille ville de Jérusalem, parmi les habitants, devant les boutiques ouvertes des commerçants arabes que se déroule la procession. La grande croix  en bois est porté par un prélat oriental jusqu’à la basilique du  saint sépulcre et du calvaire. palje0101.bmpJe pense alors avec une certaine émotion aux habitants de mon petit village de Chauché qui sont au chemin de croix autour de l’église, ce vendredi saint à trois heures de l’après midi. Je pense à la chance que j’ai de vivre dans ces lieux saints la passion du christ. Je saisis quelques photos avec le plus de discrétion possible, pour faire partager plus tard une partie de cette émotion qui m’envahit alors.  La suite, bien sur cette semaine, je reprendrai le pèlerinage dans les rue de cette ville qui (comme le nom l’indique en  hébreux) devrait être la ville de la Paix !!! 

voyage en Palestine en 1960:l’arrivée

Posté : 29 mars, 2010 @ 6:13 dans voyage | Pas de commentaires »

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Voyage en Palestine en 1960.  Article .1 : le départ en terre sainte. Les vacances de Pâques de cette année 1960 commencent  fin mars. Le jeune enseignant au collège d’Antoura au Liban, que je suis alors, va réaliser un  beau rêve d’enfant. 

Quand  j’étais sur les bancs de l’école primaire à Chauché, pendant les leçons d’histoire sainte, je voyais dans mon imagination la terre promise des hébreux. Pour le petit écolier de Chauché que j’étais alors, je  plaçais les juifs un peu comme les gaulois parmi mes ancêtres. L’instituteur et monsieur le curé nous en parlait tous les jours. Cette terre promise aux hébreux dans la Bible ce devait être aussi la mienne.

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 Au moment de la semaine sainte, le  récit de la passion de Jésus était appris par cœur à l’école libre saint Christophe  du village. Celui qui obtenait la meilleure note à cet exercice de pure mémoire avait l’honneur de réciter ou de proclamer  l’évangile selon saint Matthieu du haut de la chair de l’église  paroissiale.    Je  vivais alors chaque année, pendant cette semaine sainte, comme un petit  enfant de chœur au rythme de la crécelle qui appelait aux nombreux offices à cette époque. Je revivais le récit de la passion de Jésus, pendant les longues cérémonies, presque tous les jours à l’église. 

 Certes, il y avait bien l’odeur de la brioche pascale qui cuisait dans le vieux  four en briques de la ferme  qui n’était allumé qu’une fois par an, le jeudi saint. Mais cette brioche du jour de pâques, dégustée avec tous les voisins du village faisait aussi partie de la fête de la résurrection.

   Qu’il devait être beau le pays de l’histoire Sainte !

 Voila que maintenant, en ce jour, je m’apprête  à prendre L’avion à l’aéroport de Beyrouth pour  rejoindre la Palestine de 1960. Bethleem et la partie ancienne de Jérusalem, ainsi que le Jourdain et la mer Morte dépendait alors du royaume de Jordanie. L’autre partie jusqu’à la Mer c’était Israël. Qui se rendait en Israël ne pouvait pas passer en Palestine et inversement. Pour nous jeunes enseignants français au Liban, il n’y avait pas de problème pour obtenir les visas pour la partie jordanienne. Comme pratiquement tous les lieux saints à visiter se trouvaient dans cette partie arabe, c’était une chance à ne pas manquer.    Je m’étais saigné financièrement pour prendre beaucoup de photos souvenirs avec deux appareils, un en noir et  l’autre en couleur.  Ce sont les images de ce blog. J’étais loin d’imaginer alors qu’elles serviraient à cela. Je nourrissais surtout le projet de les montrer à mes parents et amis.  

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Ce n’était pas  un Jet à réaction en ces années soixante, mais  un petit bimoteur à hélices, qui  survolait  Beyrouth, puis le mont Hermon entre le Liban et la Syrie, pour rejoindre la Jordanie. Les vols au-dessus d’Israël étaient interdits  aux avions venant d’un pays arabe. Sous les ailes de l’avion défilaient des terres qui lui semblaient aride et même désertique. Les plages vertes au loin c’était l’état d’Israël.  Les paysages de la Terre Sainte, je ne les  imaginais pas du tout aussi sec et désertiques. Le pays de la terre promise à Abraham : « la terre ou coule le lait et le miel », disait la Bible elle ne pouvait pas être devenue aussi aride. 

 jerus20.jpgjerus15.jpg  Apres une petite heure, le petit avion se posait sur l’aéroport de Jérusalem.  Le voyage avait été  plutôt agréable pour moi, ce qui n’avait pas été le cas pour les six camarades enseignants qui effectuaient eux aussi leur baptême  de l’air. Les petits oreillers parfumés distribués aux passagers avaient contribués à détendre l’atmosphère, ainsi que le plateau repas servi par les charmantes hôtesses libanaises.   Le taxi qui nous conduisait à Bethléem  par cette route  étroite et à peine goudronnée soulevait des nuages de poussières, comme dans le désert.  C’était à la Crèche de Bethléem que nous allions loger. La crèche c’était le nom que les sœurs de saint Vincent de Paul avaient donné à leur hospice d’enfants orphelins. jerus29.jpgLes sœurs étaient toutes Françaises  ou Libanaises. La réception  fut chaleureuse, et les religieuses étaient contentes de pouvoir envisager une semaine sainte, avec de belles cérémonies. C’était une manière, pour les invités pour la plus parts séminaristes et bons chanteurs, de s’acquitter de leur dette hospitalière.  Dès le premier jour, tous les arrivants rejoignent à pieds, la basilique de la Nativité. Par les petites rues, elle n’est distante que de quelques centaines de mètres. 

  Les différents passages au cour des siècles passés, des croisés, des orthodoxes, des juifs, des musulmans, ont laissé des traces. Chacun a marqué son passage. On trouve sur ces lieux saints aussi bien des mosquées, que des églises. Ce qui est le cas  à Bethléem.

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Après cette visite décevante de ces lieux saints et  historiques remplis de ruine ou de monuments très anciens. C’est avec beaucoup de plaisir que je m’en vais à pieds en compagnie de Francis dans les champs  environnants. 

Un vieux père franciscain un peu poète, rencontré là par hasard, nous introduit chez des gens simples et pauvres de la campagne environnante. Ces gens sont attachés à leur terre depuis des siècles.

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Certains chassés de leur parcelle de terrain, n’ont pour tout logement que des grottes alors nombreuses dans le pays. C’est là que ce brave frère franciscain italien nous conduit. Il veut  montrer aux jeunes pèlerins  que nous sommes les  véritables images du lieu de la nativité de Jésus, né pauvre parmi les pauvres.  Le lendemain de leur arrivée c’était dimanche des rameaux. Le jour était tout indiqué pour se rendre au mont des oliviers et à  Jérusalem  pour la toute première fois. Ce sera pour le prochain article, venez avec moi à Jérusalem. 

Bonjour tout le monde !

Posté : 28 mars, 2010 @ 4:04 dans voyage | 1 commentaire »

http://www.dailymotion.com/video/x3utcxavatar1003.jpgantoura2.jpg baalbeck06.jpg

Je me présente : J’ai pris ma retraite à 65 ans, il y a maintenant 5 ans, après une carrière dans l’édition, comme attaché commercial ou représentant au plein sens du mot.

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 J’ai aussi exercé entre 21 et 24 ans, la profession de surveillant et d’enseignant au collège d’Antoura au Liban.  Voici un blog consacré à mes voyages au Moyen Orient en 1960. Que de changement dans cette région depuis ce séjour de trois années!!!.

 Ces quelques articles sur le blog ont l’ambition de vous faire découvrir mes anecdotes de ce voyage merveilleux, qui a laissé beaucoup de traces dans ma vie. 

 En ce mois de Mars 2010, à 8 jours des fêtes de Pâques, je pense vous amener dans le premier article à Jérusalem, ou j’ai eu la chance de me rendre, réalisant ainsi un rêve d’enfants. A bientôt pour ce premier article. 

 

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